La première thèse en ethnologie sur le monde de l’orgue !

La soutenance de thèse de Marie Baltazar et vous êtes conviés !

"Devenir organiste, anthropologie de l’apprentissage de l’orgue en France"

Voilà le titre de la thèse présentée par l’ethnologue Marie Baltazar.
Un travail qui s’appuie sur une enquête ethnographique réalisée sur plusieurs années dans le milieu de l’orgue français, notamment auprès de nombreux organistes

Qu’est-ce qu’être organiste ? Comment le devient-on et comment vit-on son métier de musicien dans la France contemporaine ?
Telles sont les questions qui guident cette thèse sur l’apprentissage de l’orgue et sur les processus de construction de l’identité de ses musiciens au Conservatoire et dans les églises ; l’orgue étant un instrument singulier dans la mesure où il a surtout été construit dans et pour des édifices religieux.

Ce travail s’appuie sur une ethnographie menée entre 2003 et 2017 auprès d’organistes vivant aux quatre coins de la France mais rencontrés plus particulièrement lors de terrains effectués en Alsace et en Midi-Pyrénées. Il explore dans un premier temps les modalités de rencontre de l’instrument, ainsi que la manière de se définir et de se raconter aux travers des « récits d’origine » formulés par les organistes.
En s’intéressant ensuite à leurs savoir-faire et à leurs modes d’acquisition, il montre comment l’apprentissage opère la nécessaire et délicate transformation de l’apprenti-organiste en musicien accompli.
Enfin, cette thèse cherche à comprendre ce qu’implique, pour un musicien, d’avoir à jouer dans les églises. Le recours à l’histoire permet de montrer l’évolution de la pratique instrumentale comme des métiers de l’orgue, évolution liée à la sécularisation de la société ainsi qu’à la patrimonialisation de l’instrument, ouvrant, ces dernières décennies, largement aux femmes l’accès à un instrument marqué par le masculin.

> jeudi 29 mars, 14h, au Château, dans le parc de l’Université Toulouse-Jean Jaurès.
Plan : http://www.univ-tlse2.fr/medias/fic...

>> Relire l’interview de Marie Baltazar pendant le Festival 2017