Une jeune organiste à l’honneur

3 questions à Julie Pinsonneault, canadienne à Toulouse

Nous avons rencontré Julie Pinsonneault, étudiante à l’isdaT venue tout droit du Canada. Elle jouera ce samedi pour les moments musicaux de Notre-Dame du Taur... et fera partie de la programmation de Toulouse les Orgues 2015 !

Racontez-nous votre histoire avec l’orgue. Comment et pourquoi avez-vous choisi cet instrument ?

Mon père était organiste. Parfois je me tenais près de lui à la console et il me demandait de tenir une note dans son accord final. J’ai grandi dans les églises et j’ai toujours été près de l’orgue, il a toujours fait partie de ma vie. Quand j’ai commencé à jouer du piano à l’âge de 6 ans, j’étais très heureuse de faire de la musique, mais j’ai très vite senti qu’il me manquait quelque chose, comme un vide. C’est pour ça que j’ai décidé de me tourner vers l’orgue.

Pourquoi avoir choisi Toulouse pour vos études et quel est votre orgue préféré à Toulouse ?

Parce que Toulouse est la capitale mondiale de l’orgue ! Au-delà de ça, Toulouse a une bonne réputation à Montréal. J’ai des amis qui étaient déjà venus étudier auprès de Michel Bouvard et qui m’ont parlé de Toulouse comme le passage obligé dans la vie de tout grand organiste !

En ce qui concerne l’orgue… C’est une bonne question ! C’est assez difficile d’y répondre parce que tous les orgues sont différents et uniques. Ils ont tous leur style, une poésie qui leur est propre. Évidemment, l’orgue de Saint-Sernin est absolument magnifique, c’est l’un des plus beaux Cavaillé-Coll que j’ai vu dans ma vie. Je pense aussi à celui de la Dalbade ou de Notre-Dame du Taur. L’orgue des Augustins est superbe pour jouer les œuvres d’Allemagne du Nord, c’est vraiment une très belle reproduction de Ahrend. Il y a également l’orgue de Saint-Pierre des Chartreux qui est vraiment extraordinaire, d’autant qu’en Amérique du Nord, nous n’avons pas d’orgues de style classique français comme celui-ci. Nous avons des copies, mais pas d’orgues historiques.

Vous jouez à l’orgue du Taur ce samedi 18 avril. Quel programme avez-vous choisi d’interpréter et pourquoi ?

Je jouerai un programme romantique et symphonique, avec des morceaux de l’école française et germanique : Brahms, Lizt mais aussi Widor et des compositions un peu plus tardives de Vierne. J’ai choisi d’interpréter ce programme d’abord parce qu’il s’adapte très bien à l’orgue Puget de Notre-Dame du Taur, à son esthétique ; mais aussi parce que c’est une musique magnifique, à laquelle je n’avais pas été vraiment exposée jusqu’à présent. Je vais jouer notamment le B.A.C.H de Lizt qui est un incontournable et donc un vrai défi pour moi.

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