Stéphanie Paulet

Après avoir parcouru l’Europe et l’Asie au sein d’orchestres prestigieux sous les baguettes de Claudio Abbado, Bernard Haitink, Philippe Herreweghe, ou en tant que violoniste moderne du trio avec piano Pantoum, Stéphanie Paulet, d’origine stéphanoise, se passionne en 2000 pour la pratique du violon historique. Elle devient alors le premier violon de nombreux ensembles baroques parisiens, tels que le Seminario Musicale, les Talens Lyriques, le Concert d’Astrée, et sera en novembre 2012 celui de Insula Orchestra, le tout nouvel orchestre classique de Laurence Equilbey.

Elle aime se produire sur scène en solo et aux côtés de partenaires fidèles de musique de chambre comme Maude Gratton, Daniel Isoir ou François Lazarevitch. Membre fondateur de plusieurs formations de chambre dont il Convito avec lequel elle a joué en Amérique, elle vient de constituer un nouvel ensemble à géométrie variable, Aliquando, dont l’enregistrement d’œuvres de Louis-Gabriel Guillemain, violoniste virtuose du 18e siècle, sortira à l’automne 2012.

Elle a choisi de consacrer une partie de son temps à la transmission, et enseigne depuis 2011 le violon baroque et la musique de chambre à la Hochschule de Brême en Allemagne. Dans sa relation au violon, elle s’attache à la précision du jeu autant qu’à la recherche musicale et aime à développer, à travers une réflexion historique, des projets artistiques aux univers variés. Son premier spectacle avec un comédien, V. de Velours, accompagné dans son élaboration par la Fondation Royaumont, explorera sur scène les croisements possibles entre des pièces pour violon seul et Diderot, homme des lumières. Il sera créé à Dardilly en juin 2012.

« Puis il y a une violoniste comme un rayon de soleil, Stéphanie Paulet. … Des interprétations d’une fraicheur fondée sur la rigueur, avec des instants de grâce qui n’ont rien à voir avec la désinvolture. » Le Droit ; Ottawa, Canada
« Je suis resté en admiration devant les violons d’une précision extraordinaire, menés avec une grande présence, qui se sentait presque physiquement, par Stéphanie Paulet » operacritiques.free.fr