Ariège

Présentation

Grand Orgue de l’ancienne cathédrale (Saint-Lizier)

Orgue du XVIIe siècle
Restauration : Maurice Puget (1926) et Alain Sals (1972/1982 – 2003)


2 claviers et 10 registres

Des quelques archives mises à jour, on sait que l’orgue provient en grande partie d’un instrument du XVIIe siècle, placé dans la cathédrale Notre-Dame de Sède et transféré dans la cathédrale de Saint-Lizier après le Concordat. Son buffet possède toujours des charnières attestant de l’existence de volets peints depuis longtemps disparus.
En 1972, à l’initiative des Amis de Saint-Lizier et du Couserans, il fut décidé d’entreprendre sa restauration. Celle-ci fut confiée à Alain Sals, facteur d’orgues à Malaucène.
L’instrument restauré sera inauguré le 26 juin 1983 par André Isoir.
L’orgue est classé Monument Historique pour son buffet en 1968 et pour sa partie instrumentale en 1973.

Historique

Grand Orgue de l’ancienne cathédrale (Saint-Lizier)

Orgue du XVIIe siècle
Restauration : Maurice Puget (1926) et Alain Sals (1972/1982 – 2003)


2 claviers et 10 registres

Évêché depuis le Ve siècle, Saint-Lizier fut l’une des rares villes à avoir le privilège de posséder deux églises concathédrales, l’ancienne cathédrale Saint-Lizier et Notre-Dame de la Sède. L’office y sera célébré par un double chapitre qui sera maintenu jusqu’à l’épiscopat de Bernard de Marmiesse (évêque de 1654 à 1680) qui en 1655, réunit les deux chapitres en un seul et conserva l’église Notre-Dame de la Sède comme cathédrale contiguë au palais épiscopal ; elle le demeura jusqu’à la Révolution qui fit disparaître le diocèse.

Des quelques archives mises à jour, on sait que l’orgue provient en grande partie d’un instrument du XVIIe siècle, placé dans la cathédrale Notre-Dame de Sède et transféré dans la cathédrale de Saint-Lizier après le Concordat. Son buffet possède toujours des charnières attestant de l’existence de volets peints depuis longtemps disparus.

Profondément remanié au cours des siècles, Maurice Puget trouvera un instrument qui n’était plus que l’ombre de lui-même lorsqu’il fut appelé à le restaurer en 1926 :

Grand Orgue (48 notes, Do1 – Do5, sans Do#1) : Bourdon 8’, Prestant 4’, Flûte 4’, Nazard 2’ 2/3, Doublette 2’, Trompette 8’ en basses et dessus

Récit (30 notes, Sol2 – Do5) : Bourdon 8’, Nazard 2’ 2/3, Tierce 1’ 3/5

En 1972, à l’initiative des Amis de Saint-Lizier et du Couserans, il fut décidé d’entreprendre sa restauration. Celle-ci fut confiée à Alain Sals, facteur d’orgues à Malaucène. Suite à l’analyse interne effectuée par celui-ci, il ressort que la composition d’origine était probablement la suivante :

Grand Orgue (48 notes, Do1 – Do5, sans Do#1) : Bourdon 8’, Prestant 4’, Nazard 2’ 2/3 *, Doublette 2’ *, Quarte 2’ *, Tierce 1’ 3/5 * (principalisante), Fourniture 4 rangs, Cymbale 3 rangs, Trompette 8’ * (* : jeux coupés en basses & dessus entre Ré#3 et Mi3)

Récit (25 notes, Do3 – Do5) : Cornet 5 rangs

L’instrument restauré sera inauguré le 26 juin 1983 par André Isoir.

En 2003, Alain Sals remplace le soufflet à plis parallèles mis en place par le facteur Gaetner en 1861 par deux soufflets cunéiformes avec leurs mouvements.

Notons enfin que le clavier de Récit original est conservé au Musée du Pays Vaurais à Lavaur.

Texte de Jean-Claude Guidarini

Composition

Grand Orgue de l’ancienne cathédrale (Saint-Lizier)

2 claviers et 10 registres

Grand Orgue
48 notes de Do1 à Do5, sans Do#1


Bourdon 8’
Prestant 4’
Nazard 2’ 2/3 *
Doublette 2’ *
Quarte 2’ *
Tierce 1’ 3/5 * (principalisante)
Fourniture IV
Cymbale III
Trompette 8’ *

(* : jeux coupés en basses & dessus entre Ré#3 et Mi3)

Récit
25 notes de Do3 à Do5


Cornet V

Pédalier
17 notes de Do1 à Fa2, sans Do#1


En tirasse du Grand Orgue

Accessoires

Tempérament inégal
Traction mécanique suspendue
Console en fenêtre