Tarn

Présentation

Grand Orgue de l’église Notre-Dame de la Paix (Sorèze)

Maucourt (1866)
Sals et Henry (1999)


 2 claviers et 26 registres 

L’orgue a été construit entre 1732 et 1735 par François Austruy et Louis Besse dans la chapelle de l’ancienne abbaye bénédictine, l’abbatiale d’aujourd’hui. Elle servait alors d’église pour les moines, pour les élèves de l’école et pour les paroissiens de Sorèze. C’est le facteur de Montbrun qui a assuré la partie musicale de l’instrument. Originaire de Pézénas et élève de Moucherel à qui l’on doit l’orgue d’Albi, il a résidé à Sorèze tout le temps de la réalisation. L’ensemble coûta 9500 livres et fut payé par la commune.

C’est un artisan local, Diomard, qui va déplacer l’orgue. Son travail ne sera pas jugé satisfaisant et il ne sera pas payé. La mode en 1867 n’était plus à l’orgue classique mais déjà à l’orgue romantique, et ce fut probablement un prétexte de la part de la municipalité pour ne pas honorer la facture. Après cette transformation peu réussie, Thiebaut Maucourt reconstruit entièrement l’orgue et lui donne son caractère romantique actuel. On peut donc parler « d’orgue de Maucourt » , rien ne restant de la tuyauterie d’origine. Sur la console, une plaque en témoigne : « Exposition de 1866. Th.Maucourt. Albi. Médaille de vermeil »

Texte de Cl. Pouzol et D. Bergamelli

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© Jean-Marie Maurin

Historique

Grand Orgue de l’église Notre-Dame de la Paix (Sorèze)

Maucourt (1866)
Sals et Henry (1999)


 2 claviers et 26 registres 

Lorsque le Père Lacordaire prit la direction de l’école, à partir de 1854, il siégea également au conseil municipal et promit de doter Sorèze d’une église paroissiale qui manquait cruellement, le culte à l’abbaye et le culte à le paroisse n’étant pas séparés. Il s’investit dans la réalisation de cette promesse et lorsque l’édifice religieux fut réalisé , tout naturellement, on déplaça l’orgue de l’abbatiale vers l’église nouvellement construite. Or ce transfert, en 1867, ne se fit pas sans mal, car la tribune de l’église, trop haute, obligea de raccourcir le grand corps du buffet ; le couronnement des tourelles fut supprimé à cause de la voûte trop basse. Adapté ainsi aux dimensions qui lui sont imposées par la tribune, l’orgue semble être un peu aplati, sans nuire toutefois à l’impression générale de majesté.

C’est un artisan local, Diomard, qui va déplacer l’orgue. Son travail ne sera pas jugé satisfaisant et il ne sera pas payé. La mode en 1867 n’était plus à l’orgue classique mais déjà à l’orgue romantique, et ce fut probablement un prétexte de la part de la municipalité pour ne pas honorer la facture. Après cette transformation peu réussie, Thiebaut Maucourt reconstruit entièrement l’orgue et lui donne son caractère romantique actuel. On peut donc parler « d’orgue de Maucourt » , rien ne restant de la tuyauterie d’origine. Sur la console, une plaque en témoigne : « Exposition de 1866. Th.Maucourt. Albi. Médaille de vermeil »

La composition de l’orgue est bien connue et est très proche de l’orgue actuel. A cette époque a été construite la nouvelle chapelle du collège, l’ancienne abbatiale étant convertie en manège à chevaux. Pour cette chapelle, Thiebaut Maucourt a construit en 1865 un petit orgue de chœur qui est maintenant à Saint-Michel à Castelnaudary. En 1884, Baptiste Puget construit un nouvel orgue pour la tribune de la chapelle, sur lequel Déodat de Séverac et François Henri Houbart ont joué. Cet orgue est maintenant dans la chapelle des dominicaines de Fanjeaux.

Au début du XXe siècle en 1910, la maison Puget de Toulouse effectue un nettoyage complet et une remise en état pour une somme de 1000 Fr. Depuis cette date, les organistes se sont succédé et ont vu petit à petit l’ensemble se dégrader. De nouveaux travaux des établissements Puget en 1939-1945 ont modifié quelques jeux.

Le 6 février 1975, l’orgue est classé à l’inventaire des monuments historiques du Tarn. Cela n’empêche malheureusement pas l’accentuation du délabrement : la mécanique fonctionne de moins en moins bien, l’étanchéité des sommiers et soupapes n’est plus bonne, l’instrument devient poussif, mais en conservant toutefois la qualité des timbres et de l’harmonie – signe du travail de Maucourt – pour tout ce qui est intact.

Quelques soréziens s’émeuvent de cet état de fait et le 27 août 1993, est créée l’association des Amis des Orgues de Sorèze qui a pour but la rénovation de l’orgue, sa sauvegarde et son utilisation dans le cadre de manifestations musicales. En octobre 1994, un rapport de Michel Bouvard est très favorable et se déclare pour une restauration à l’identique.

Mr Sals et Henry, facteurs d’orgue à Entrechaux (84) se chargeront du travail. La remise en place, après remise en état de la tuyauterie, de la mécanique,etc… sera retardée par des travaux de peinture et de rénovation de l’église, le ponçage des murs ayant nécessité la protection de l’instrument en cours de réinstallation. La bénédiction de l’orgue nouveau a eu lieu le 25 octobre 1999 avec le Père Barthez de Lavaur. L’inauguration officielle a eu lieu le 7 novembre 1999 avec un concert qui a réuni Bernard Soustrot à la trompette et François-Henri Houbart , ancien élève du collège et titulaire des orgues de la Madeleine à Paris.

Depuis cette date, l’association des amis des Orgues de Sorèze essaie de tenir compte de l’expérience du passé : un contrat d’entretien a été passé avec Mr Sals et Henry qui se chargent aussi de l’accorder régulièrement. D’autre part, l’association organise chaque année un certain nombre de concerts toujours très appréciés des amateurs. Il faut noter enfin que le titulaire actuel Mr J.L. Barret travaille tous les jours sur l’instrument, ce qui est très bénéfique pour les mécanismes.

Texte de Cl. Pouzol et D. Bergamelli

Composition

Grand Orgue de l’église Notre-Dame de la Paix (Sorèze)

 2 claviers et 26 registres 

Récit
(tous les jeux commencent au 2e do)

Flûte à cheminée
Voix céleste
Octavin
Dulciane
Flûte harmonique
Cornet harmonique
Voix humaine
Cor anglais
Hautbois-basson
Tremolo

Grand Orgue

Montre 8
Prestant
Bourdon 8
Cornet de 5 rangs (sur le 3e do)
Salicional
Bourdon 16
Doublette
Nasard
Plein jeu
1ère trompette
2ème trompette
Clairon

Pédalier
32 notes de Do à Fa3


Bourdon 16
Flûte 8
Trompette
Clairon

Pédales de combinaisons

Tirasse G.O.
Accouplement G.O. / Réc.
Appels séparés graves et aigus
Expression sur le buffet du Réc.

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© Jean-Marie Maurin